Le métro est-il humain…


Peu d’endroits dans le monde oppressent et confinent autant l’Homme dans son intérieur. Prendre le métro, c’est croiser cent personnes à chaque instant. Y être tellement public et pourtant si seul à la fois interroge. L’Homme est dans sa bulle, sur son siège, dans la rame, prend le tunnel et s’enfonce sous la terre. A quoi pense-t-il ? Où va-t-il descendre ?

Croiser un regard dans le métro est toujours un instant fuyant, imperceptible, parfois fortuit mais jamais vraiment voulu. Oserais-je ? Son regard semble hagard, peut-être endormi. Il me voit d’un coup d’œil furtif. Un accident ? Une envie ? C’est décidé ! Je le recherche ce regard. Je veux trouver les personnes cachées derrière ces vitres. Ces gens existent bel et bien, ce ne sont pas des fantômes ! Accepteront-ils d’être à la fois public et Personne ?

L’âme du métro est bien humaine ! Incertaine, vacillante, fuyante, mais bien vivante ! La machine astreint l’Homme à sa place de voyageur mais son regard ne ment pas. Il est là.